Projection du film documentaire “Paroles du Mézenc” (Saint Julien Chapteuil)

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Date / Heure
27/01/2019
15 h 00

Emplacement
Salle de cinéma de la Mairie
Place St Robert
43260 Saint-Julien-Chapteuil



 

Projection du film documentaire “Paroles du Mézenc” à 15h, Salle de cinéma de la Mairie, place St Robert à Saint-Julien Chapteuil

Présentation & discussion autour du film par un intervenant du CDMDT43.

Organisée en partenariat avec l’Association l’AGORA.

Plus de renseignements : CDMDT43 / cdmdt43.mail@gmail.com – 04 71 02 92 53

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Pour marque-pages : Permaliens.

2 Commentaires

  1. Dans le film “Paroles du Mézenc”, Marcel Vignal, de Fay-sur-Lignon, exalte la variété des races de vaches dans les troupeaux, à une époque pas si lointaine. En parlant des couleurs de leur robe, il s’exprime ainsi : il y en avait des blanches, d’autres “fromentes”, d’autres un peu sur le noir, d’autres complètement noires.” L’adjectif “froment” qui valorise la blondeur de la robe de certains bovidés, n’est donc pas invariable en genre dans le parler local, ce qui constitue une particularité culturelle, liée selon toute vraisemblance à la monoculture de l’élevage dans un pays à l’écart des grands centres urbains.
    Parmi les trois principales catégories relevées par l’interviewé, “y’avait des “chanounes”, des “fromentes”, des “griounes”…”, la première pourrait relever de l’utilisation familière du langage religieux pour qualifier le comportement docile, paisible et indolent d’une vache, en comparaison de la vie des chanoines ; ce type de vache devait être polyvalente sur l’exploitation agricole. La seconde catégorie correspondrait au haut de gamme de la race à viande : apte à l’engraissement, la vache “fromente” est sensible à la qualité du fourrage, par référence au fromental, l’avoine fourragère qui en fournit une qualité excellente. Enfin les “griounes” auraient des qualités un peu ambiguës par rapport aux catégories précédentes, avec un comportement moins productif et moins prévisible, à l’image du griot, poète-musicien africain rétribué pour chanter les louanges des puissants, selon les descriptions, en partie fantaisistes, rapportées en leur temps par les Européens.

  2. Je complète mon commentaire du mardi 22 janvier 2019 sur le film “Paroles du Mézenc”. Concernant les vaches de la race des “Chanounes”, comme les dénomme Marcel Vignal, un ami m’a indiqué le même jour que la race bovine Aubrac pouvait répondre à cette dénomination relevant de la tradition. Selon l’encyclopédie Wikipédia, la race Aubrac a été préservée de l’extinction à la fin des années 1970 par une poignée d’agriculteurs qui refusaient de voir disparaître un animal domestique issu de leur histoire commune.
    Au sujet de l’invariabilité en genre et en nombre de l’adjectif “froment”, il semble qu’elle ne soit pas vraiment d’usage dans la communauté des éleveurs. Je relève, par exemple, ce beau texte publié en édito du n°21 d’AUBRAC infos, trouvé sur internet, signé de Jean-Yves Rieucau, éleveur à Séveyrac (Aveyron) : “La route sinueuse qui relie Nasbinals à Bonnecombe traverse cette partie de l’Aubrac lozérien où se mêlent en parfaite harmonie montagnes et lacs, burons et fermes. Les troupeaux, pour la plupart Aubrac, occupent les hauteurs des pâturages formant ainsi d’inégales tâches “fromentes” qui garnissent jusqu’à l’horizon ce paysage grandiose”.

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